Condat sur Trincou

Condat sur Trincou

Implanté sur une falaise, le bourg de Condat, domine de 30 m environ la vallée du Trincou, maigre affluent de la Côle qui, elle même, se jette dans la Dronne à St Laurent de Gogabaud ; d’où le nom de « Condat » qui signifie « confluent » ( condatomagus).
Les habitants sont répartis dans le bourg et dans de gros villages, Roc et Valade.

De nombreux vestiges témoignent de la présence des hommes sur le site.

Préhistoire

Quelques bifaces du paléolithique moyen et lames du paléolithique supérieur ( portant des outils).
le Dolmen de Fouret, mégalithe avec table en dalle silico-ferrugineuse (classé monument historique en 1960).Le Menhir de Fouret, grande pierre triangulaire de calcaire.

Occupation gallo-romaine

Le « Dieu tricéphale Cernunos », trouvé sur les terres de St Laurent de Gogabaud, en 1849, conservé au Musée d’Aquitaine à Bordeaux. La « Dame au catogan » : tête romaine sculptée, découverte dans les cavités sous le château, unique en Périgord.

L’occupation médiévale est attestée par la présence d’un prieuré bénédictin dès le XIème siècle à St Laurent (peu de traces).
De la chapelle St Jean de la Trappe dépendante de la Commanderie de Puy Martin ne restent que des ruines informes .
Au Moyen-Âge, une véritable forteresse y fut construite avec un petit bourg et une église. De la seule entrée, restent deux grands piliers en pierre rognés par le temps.
Pendant la guerre de 100 ans, le château occupé par les Anglais, fut détruit au cours du siège que livra Du Guesclin aux occupants, en 1373.
A noter : les villages des Castilliaires et de St Laurent, auparavant de la commune de Brantôme, en ont été « distraits » en 1857 et rattachés à Condat sous le règne de l’Empereur Napoléon III pour cause d’inondations.
La falaise qui vient d’être consolidée met en valeur l’avancée de la tour qui devait être un point d’observation et de défense (des boulets de catapultes ont été retrouvés)
L’église St Etienne, église romane, date de la fin du XIIème : Modifiée au cours des siècles, inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1848, elle vient d’être en grande partie restaurée.
Aujourd’hui, l’exode rural stoppé, grâce à la présence de l’usine et des services inhérents à la Communauté de communes, de nombreuses constructions voient ainsi le jour.
L’usine « Martine-Spécialités » , créée en 1984, fabriquant des pâtisseries industrielles surgelées, haut de gamme, emploie 300 salariés.

Laisser un commentaire